Yaffa et Jeff TODD

Née en 1951- Israël - Né en 1954 - USA

Chrysler Museum, Norfolk, Virginia.

Bergstrom-Mahler Museum, Neenah, Wisconsin.

Glasmuseum, Ebeltoft, Denmark.

Haaretz Museum, Tel Aviv, Israël.

Kestner Museum, Hannover, Germany.

Glass Museum, Frauenau, Bavaria, Germany.

Mint Museum, Charlotte, North Carolina.

Wheaton Museum of Historical Glass, Millville, NJ.

North Carolina Museum of History, Raleigh, NC.

RJ. Reynolds Industries, Winston-Salem, NC.

Rochester Institute of Technology, Rochester, NY.

C.J.S. Inc., Raleigh, NC.

Ford Collection, Rochester, NY.

Hickory Museum of Art, Hickory, North Carolina.

Asheville Museum of Art, Asheville, NC.

MBNA America Corporation, Newark, Delaware.

Mc Donald’s Corporation, Oak Brook, Illinois.

Galerie Internationale du Verre, Serge Lechaczynski, Biot, France.

Les oeuvres de Yaffa et Jeff TODD

Progress

Le 08/07/2016
Dimensions : 56x34x34 cm

Nexus

Le 01/08/2014
Dimensions :

IGF 180 Illusion

Le 15/09/2013
Dimensions : 44x23x10

Progress

Le 13/06/2012
Dimensions : 22,5 x 13,5 x 13,5"

Nous étions en pleine discussion juste avant l’ébauche de cette pièce au moment où le nouvel iPhone est sorti sur le marché, rendant obsolète le précédent appareil.
C’est ce qui nous a conduits à jeter un regard dans le passé.
L’histoire, elle est conservée dans votre ordinateur et votre téléphone ; c’est la vie que vous avez partagée avec votre conjoint et vos enfants ; elle peut être, en biologie, géologie ou cosmologie, respectivement courte, longue ou très longue.
Au fur et à mesure que les civilisations sont détruites, d’autres prennent leur place.
Le progrès est aux antipodes de l’histoire ; il regarde en avant ; il construit sur son prédécesseur.
Grâce à lui, nous avons transformé le granit et l’argile en maisons et en tours, le métal en outils, en câbles et infrastructures, le verre fondu en vases, en fenêtres et oeuvres d’arts. Les arbres sont devenus des meubles, des placards et du bois d’œuvre.
Le savoir a conduit à l’inventivité.
Nous aimerions croire que le progrès améliore toujours la condition de l’homme. Notre espoir est que nous soyons en train de travailler à construire un monde dans lequel tous nos enfants - et leurs propres enfants - pourront vivre ensemble.
Pour que cela puisse se réaliser, nous avons besoin de Progrès.

The Blues

Le 21/06/2011
Dimensions : 11,5 x 21,5 x 6" dia.
The Blues est l’une des trois pièces du thème monochromie sur lesquelles nous avons travaillé l’hiver et le printemps derniers. En choisissant une couleur – disons l’orange – nous avons fait un dessin en nous basant sur l’impression suscitée la plus vive, comme le feu ou le magma. Pour le bleu, cela a commencé par le ciel.

Lorsque le ciel est clair, nous sautons parfois dans la voiture et partons en balade sur la Blue Ridge Parkway, pour pouvoir nous arrêter aux points panoramiques ou grimper au sommet du Mont Mitchell. Les Smoky, les Black et les Blue Mountains nous entourent. Les vues des montagnes sont spectaculaires. Il y a quelque chose de magique à être au-dessus du monde ; cela vous donne une perspective différente.

Nous essayons, dans notre pièce, de saisir une sensation de paix, de calme et d’émerveillement émanant de cette contemplation des montagnes. Là-bas, il est possible de voir la courbe de la terre et comment le paysage a été sculpté par le temps et le climat. Nous en avons puisé notre inspiration pour The Blues.

Rise

Le 16/06/2010
Dimensions :

Polychrome, polychrome, poly-chrome ; quelle que soit la manière de le prononcer, nous avions toujours des problèmes à cerner la signification du mot. Polychrome : ce terme est employé pour décrire l’utilisation de plusieurs couleurs dans une entité. C’est si simple… Pourtant, ce mot comporte implicitement un aspect technique et mécanique. Pourquoi la multiplicité des couleurs est-elle la cause d’un tel blocage, alors que toute notre œuvre est basée sur la couleur ? Peut-être est-ce à cause de l’élément « chrome » ? Il a suffi de voir un lever du soleil un matin pour avoir la révélation, le « ah ! ». Le ciel peut avoir toutes les couleurs. Après ça, ce fut comme si la pièce « Rise » se construisait toute seule. Nous nous sommes concentrés sur la nature pendant des années et, plus récemment, sur l’interaction entre l’homme et l’environnement. Nous sommes fascinés par le pouvoir de l’homme, notre position dominante sur cette planète et notre devoir de protection de la terre, de l’air et de l’eau. Nous nous passionnons pour toutes ces questions. Il a été facile de sélectionner un objet immédiatement reconnaissable comme un aboutissement du génie humain : le gratte-ciel, immeuble-tour et symbole de la masculinité. Afin de pouvoir la fixer solidement, nous avons ancré la tour à un bloc de granite, originaire de la croûte terrestre. Ensuite, avec du métal, du bois et du verre, nous avons monté une structure capable de soutenir le ciel. Les rouges, les jaunes et les oranges écartent rapidement la nuit, en s’élevant dans le ciel le matin. Un bout de parc est à peine visible d’un côté et une rue déserte de l’autre côté, rougeoyant dans la nouvelle lumière. Les bleus et les pourpres tourbillonnent dans de multiples nuances, dansant avec les nuages. Lorsque la nuit tombe, les étoiles apparaissent pour nous rappeler que nous ne sommes pas seuls. Que représente le ciel ? Une frontière séparant la surface de la terre du vide de l’espace ? Une atmosphère qui soutient la vie ? Depuis les débuts de l’humanité, nous avons partagé cette planète avec les arbres. Depuis des milliers d’années, l’homme a construit des bâtiments hauts pour atteindre les cieux. Il y a un peu plus de cent ans, nous avons rejoint les oiseaux et les abeilles en volant. Il y a moins de cinquante ans, nous avons voyagé dans l’espace et débarqué sur la lune. Nous aimons à penser que les étoiles font partie de notre futur. Elevons-nous !

 

Balance

Le 02/06/2009
Dimensions : 55 x 43 x 20 cm
Imaginez des milliards et des milliards de nouveaux arbres ; pour cela, il suffirait que chacun sur terre plante un arbre. Voilà une vision optimiste, une pensée positive…

Pensez à notre dépendance des forêts et des plantes pour l´oxygène que nous respirons.
Au rythme où les hommes peuplent le monde, consomment ses ressources et réduisent en cendres les forêts, nous pourrions manquer d´air avant d’avoir épuisé l´eau potable. Voilà un point de vue pessimiste ou négatif).

Un être humain peut survivre 3 semaines sans nourriture, 3 jours sans eau, mais seulement 3 minutes sans oxygène. Cela signifie que, en tant qu’espèce, nous devons accepter le fait que les humains et toutes les créatures sont en symbiose avec la nature (en particulier les plantes et les arbres).

L’œuvre que nous présentons cette année, Balance, est un rappel de notre importante dépendance aux arbres.
Pour « Positive/Negative Space », nous avons décidé de présenter l´arbre en le retirant du verre. Son absence renforce cette affirmation.
Nous avons couvert la sculpture de couches d’images de la vie et de la nature. Nous avons épluché l’écorce terrestre pour révéler le temps et l´histoire. Au cours des années, l´homme a construit et érigé des millions et des millions d´arbres artificiels.

La nature a été le fil d’Ariane de notre travail et représente une cause que nous pensons indispensable de soutenir. La protection de l’environnement doit primer et être au centre des politiques de nos sociétés et de gouvernement. Il se peut que nous ayons tous un peu de sang sur nos mains mais, en changeant d´attitude, en réorientant certaines ressources et en travaillant dur, nous pouvons parvenir à un équilibre positif sur la Terre.

Journey

Le 17/06/2008
Dimensions : 47 x 45 x 22,5 cm
Le verre a joué un rôle primordial dans notre société industrialisée. Il contribue à l’éclairage de nos villes, transmet nos voix, nos images et nos données numériques, baigne nos maisons de lumière et d’images venues d’ailleurs.
Pourriez-vous imaginer vivre dans une pièce sans fenêtre ? – Dérangeant voire insupportable. Nous avons un besoin vital de la lumière du soleil ; elle est nécessaire à notre survie.

Nous travaillons ensemble depuis vingt-huit ans et nous mesurons notre chance de pouvoir créer des oeuvres d´art en verre.

Pour les Verriales de cette année, nous avons choisi de faire une fenêtre et d´y mettre la touche de
paysage rural qui entoure notre quotidien.

Comme la colline derrière notre maison fleurissant d’iris miniatures, la nature a toujours été la force motrice de notre travail.

Récemment nous avons évoqué et représenté les souvenirs de ce long voyage que nous faisons : tous ce qui change et tout ce qui reste.

Notre fille, Rachel, doit choisir quelle université elle préfèrerait cette année. Sur la route pour visiter l’un des campus, nous avons dépassé une colline et sommes  tombés sur le panorama incroyable d´une vallée, d´un fleuve et des montagnes.
A ce moment-là, notre tâche pour les Verriales 2008 est devenue claire : donner à cette vision une vie en verre.

: “Looking South”

Le 19/06/2007
Dimensions : 67 H x 48 L (27’’ H x 18 3/4” L)
Penser en grand, contempler les contrastes noir/blanc, jour/nuit, terre/ciel, lumière/obscurité : tels étaient nos points de départ. La forme pyramidale a été choisie pour sa référence historique et son patrimoine astrologique. Elle a été allongée afin de démontrer l’immensité de l’espace extra-atmosphérique. Nous avons commencé à partir d’un point unique, le centre de la Terre, en diffusant vers le sud : une expansion à travers un noyau en fusion, incandescent, essayant de saisir, à travers une croûte dense et opaque, cette couche réfrigérante d’eau et d’air. En traversant l’atmosphère, la lumière se transforme en ténèbres pendant que nous traitons les contrastes entre l’espace, interne et externe.
Se levant chaque jour, la Lune est liée à la Terre par la gravité et le voyage dans l’espace. Les Hommes ont marché sur la Lune, ils ont transporté des Rovers sur Mars et envoyé leurs instruments au-delà des planètes. L’un des thèmes de base de notre travail est l’espoir. L’espoir est tonique et euphorique. Chaque fois que nous levons nos têtes par un ciel dégagé et que nous reconnaissons quelques constellations, nous éprouvons cette sensation.

D’ici, sur Terre, nous étudions le ciel. La lumière vue à travers un prisme est séparée en un arc-en-ciel de couleurs. Avec des télescopes, nous pouvons regarder les étoiles voisines. Plus loin, des centaines et des milliers d’étoiles se sont regroupées pour former des galaxies. En explorant les ténèbres de l’espace, nous trouvons des trous noirs qui plient la lumière, et des soleils qui scintillent en nuances de couleur au fur et à mesure qu’ils vieillissent. Nous essayons de rassembler ce puzzle qu’est l’espace. Notre univers tourne et s’étend constamment, donc il « Regarde vers le sud ».

“Eye of the soul”

Le 29/06/2006
Dimensions : 23 x 16 cm

 Nos pensées sur le thème des souvenirs étaient inspirées par l’eau.

 Dans ces océans vastes se trouve la plupart de l’énergie créative collective de la Terre. L’eau est là depuis la nuit du temps et notre espoir est d’exploiter un peu de son pouvoir.

 Nous aimons la façon dont l’eau joue sur tous nos sens : un lac, tellement calme qu’il reflète parfaitement le ciel et les montagnes ; cette odeur, nette et fraîche, après la pluie ; le son calme de nos esprits et de notre réflexion; le goût ; mais le plus important – le toucher.

 Peut-on aller à la mer ou  près d’un lac et ne pas mettre les pieds dans l’eau ? Nous nageons dans la rivière derrière notre maison. Des gens construisent des piscines simplement pour sentir l’eau sur leur corps. Nous habitons sur une planète bleue ! L’attraction de l’eau est tellement ancienne et
fascinante que c’est étonnant que nous ne soyons pas nés avec des branchies! Notre passé se trouve dans l’eau.

 Avec “Family Tree” dans l’exposition de 2000, nous avons exploré la généalogie de Jeff, remontant au Pays de Galles du 14-eme siècle. Quant à Jaffa, sa généalogie fut abrégée par l’Holocauste. Alors, pour trouver des souvenirs véritablement anciens nous nous rendions compte du besoin d’aide.

 La création de “Eye of the Soul” a été comme la découverte du monde dans une goutte de rosée. Etant à la fois une chose transparente et réflective, on peut voir dedans et dehors simultanément. Cela nous a amené à notre deuxième pièce.
 
“Ancient Artifact” : ici nous avons créé un objet sortant du passé. Seulement certains objets survivent à l’épreuve du temps ; l’art, les objets religieux, les ustensiles domestiques et les jouets d’enfants. En mélangeant des objets et jouets ensemble nous avons créé un dreidel en forme de larme. La pirouette du jouet a aidé Yaffa à traiter ses sentiments de perte et de colère, nous aiguillant vers une troisième pièce.

En poursuivant le thème dominant de l’eau, “Waves and Circles” présente une collection et une
combinaison : une goutte de pluie frappe la Terre, l’eau coule vers la mer, il y a de la glace – vieille des éons, l’humidité formant des nuages dans le ciel, puis la force vitale émanant de la Terre. Des bandes dorées tombant en cascade sont liées ensemble par les bonds de mariage et d’enfants. Dans l’eau, nous avons trouvé l’histoire de l’homme coulant à sens inverse à travers le temps.

Yaffa Todd
Jeff Todd