GIV English

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Les oeuvres de GIV English

Tsunami 2010

Le 16/06/2010
Dimensions :

Polychromie dans mon monde.

Le propriétaire de la galerie, Serge, et son équipe font référence à Henri Cros, qui a ouvert grand les portes aux nouvelles possibilités de sculpture en verre polychrome. Nous utilisons la monochromie comme contraire de la polychromie. Pour moi, la polychromie signifie éclat particulier ou profusion de couleurs.C’est le thème parfait pour les artistes qui créent des produits en verre soufflé ou coulé. Toutefois, le terme polychrome est moins approprié pour le travail de ceux qui, comme moi, laminent, collent, sablent et polissent. En admettant que polychromie signifie plus d’une couleur – disons au moins deux –, nos pièces peuvent alors être considérées comme des sculptures polychromes, avec parfois des effets optiques d’arc-en-ciel.Dans la plupart des cas, je travaille avec des feuilles de verre bleues, combinées avec des vertes, ou bien avec du verre fumé combiné avec des feuilles bleues ou vertes. Je serais désorientée si l’équilibre, soigneusement calculé, entre les pièces géométriques et d’origine organique, était bouleversé par la profusion de couleurs.

Fragments nomades

Le 16/06/2010
Dimensions :

Aux temps anciens d’étranges individus bardés d’un drôle d’attirail battaient la campagne de France. Ampoules, ficelles, turbans, flasques et grimoires les paraient en une bizarre armure où l’éphémère le disputait au matériel : c’étaient les marchands d’Orviétans qui distillaient leurs médecines et leurs sciences aux chalands crédules. Ils vendaient du rêve et de la sorcellerie. Et le pouvoir de guérir ou de raccommoder les peines de cœur. Ils donnaient même la force d’échapper à quelques maléfices semés par des jaloux. Ils vendaient de l’espoir, du vent et des légendes que l’on se contait plus tard au coin de l’âtre. Serge Mansau crée des légendes et des contes comme un navigateur au long coeur de retour de traversées océanes, comme un baladin dont la besace est riche en chanson, comme un artisan de l’indicible et de l’infini qu’il faut enfin mettre en forme. Les statuettes, ces “Fragments Nomades”, dont il poudroie son chemin, s’ornent d’une “armure” de gris-gris, de fioles et de fiasques qui courent sur leur silhouette longiligne comme des cartouchières. Leurs apparences respirent du côté de l’Afrique, de l’Océanie, de l’au-delà des étoiles. Sortis d’un imaginaire primitif, ce sont des reliefs de dessins rupestres que l’artiste ressuscite du fond des âges. On les croit immobiles, elles se meuvent dans le silence de la nuit, dans l’univers de la fantasmagorie, de l’opaque et de la transparence. Tribu implacable et odorante dont les habits sont colorés de poudres de terre et de verre. Les fragrances viennent ajouter le souvenir à cette horde barbare, cette mémoire olfactive que Serge Mansau traque sans relâche et qu’il cherche à matérialiser dans une alchimie légère et pénétrante où se mêlent les objets et les émotions dans d’abracadabrantes architectures et de savantes constructions. Il y a du magicien chez ce sculpteur qui n’hésite pas à inventer des rites. Mais n’y a-t-il pas de la peur, de la frayeur à trop invoquer les Dieux. Le démiurge reste un homme : il ne volera pas aujourd’hui le secret du feu, il ne défiera les cieux et repliera ses ailes, modeste Icare, réaliste Icare. Seule une statuaire monte la garde à la porte des étoiles et lance dans l’espace des traits de verre, pics de glace immortelle. Elle veille sur nos repos, éloigne les cauchemars. Les “Fragments Nomades” peuplent nos déserts dans l’attente d’autres marchands d’orviétans à croire, dans l’impatience d’histoires de devenir. - Philippe Carteron

Hidden serenity

Le 16/06/2010
Dimensions :

… murmure d’une polychromie incertaine…

Tu m’avais parlé de son texte, lucide, lapidaire…. Les profondes résonances de son propos rencontraient étrangement la marche obscure des affaires du monde… Mais il était aussi question de cette femme artiste, talentueuse et inquiète, cherchant dans la création, un baume souverain pour effacer les blessures de son âme… J’étais envahi par ces clameurs lointaines… Les mots d’Héraclite, le fleuve du temps ; les enseignements du bouddha, l’impermanence de nos réalités humaines ; posture magique de Proust, énergie vitale, écriture, respiration… Je voulais soudain travailler sur l’illusion, les reflets virtuels, questionner la vérité mensongère d’un miroir… Peu à peu, j’ai inscrit dans la chair du verre certains signes du bonheur : sourires, grappes de vigne, couleurs de feu… Toutes ces prémices propices à l’ivresse du corps et de l’esprit… Je pouvais maintenant percevoir une scène secrète chargée de joie et de solitude… Mais il fallait protéger cette sérénité cachée ! Dresser une carapace puissante, marteler la douceur du plomb, encaustiquer, déshabiller les couleurs, laisser seulement subsister l’émouvant murmure d’une polychromie incertaine… Je voulais quelque chose de flottant, d’insaisissable, un morceau de silence, je désirais dématérialiser le refuge que j’avais trouvé, le rendre inviolable…

Lurs, le 19 mai 2010

 

Dog and moon

Le 16/06/2010
Dimensions :

Les paysages de Jaroslav Matou_ ont toujours un côté ludique. La réalité de l’environnement se transforme, par exemple, en une mosaïque de morceaux de verre aux couleurs assombries ou très vives, des trames en fil de fer sur lesquelles des petites perles multicolores ont été enfilées. Cette facilité de jouer avec les couleurs et les structures reflète la relation étroite et intime de l’auteur avec la nature. Matou_ possède le don de prendre le temps, de percevoir et d’apprécier même les plus infimes et les plus discrets attraits du monde qui l’entoure, pour les transformer ensuite en sculptures, qui sont d’étincelants petits bijoux.

Texte Ivo Kren

XIII Polychromies

Le 16/06/2010
Dimensions :

Cette année ce sera texte ou verre ?

Plus on vieillit, plus le temps semble s’accélérer...

Chez moi, c’est le chaos total, au propre comme au figuré. Je suis en retard pour tout, tout le temps...

Je préfère aussi faire deux ou trois pièces de plus pour fin juin plutôt qu’essayer de philosopher sur le thème de l’année.

 

Folie 1 et 2

Le 16/06/2010
Dimensions :

Dix-huit fois "couleur" Les artistes annoncent la couleur. Avec elle, ils ont tous les droits, toutes les libertés, y compris celle de contredire le dictionnaire qui affirme sans rire – le dictionnaire ne rit jamais – que la couleur, c’est ce qui n’est ni blanc ni noir. Quand on demandait au Tintoret quelle couleur était la plus belle, il répondait : noire ou blanche. Quant à Francis Bacon, il disait, plus mystérieux : dans le noir toutes les couleurs s’accordent. Même s’il en use avec parcimonie, Matei Negreanu l’aime tout autant, qu’elle soit noire, blanche ou qu’elle reflète toutes les couleurs de l’arc-en-ciel. C’est particulièrement vrai dans ces œuvres-ci. Mais ce qui frappe le plus, c’est que, pour lui, la couleur est un matériau comme les autres. Dans les " Folies", il utilise tout. Tout ce qui lui tombe sous la main, tout ce qu’il trouve, aussi bien dans les usines, chez les grands couturiers ou au fond de son jardin. Le verre bien sûr, sa base, sa référence mais aussi le bois, le plastique, le cuivre, le fer, d’autres métaux encore, et bien sûr toute une palette de couleurs. Pour l’artiste l’œuvre d’art peut emprunter tous les supports, toutes les couleurs de la vie. De même qu’un homme ne se résume pas à la couleur de sa peau, l’artiste ne se réduit pas au seul matériau qu’il privilégie.Mais parce qu’il utilise le verre en priorité, la couleur de ses sculptures est particulière. Elle est d’abord ce qu’en fait la lumière. Couleur du matin ou du soir, couleur du soleil ou de la nuit, couleurs fanées, couleurs scintillantes.Pour Matei Negreanu qui a vécu les quarante premières années de sa vie dans un univers grillagé – le gris est aussi une couleur bien particulière – l’utilisation de toutes les couleurs est aussi bien autre chose. Matisse disait : La couleur est une libération. Matei Negreanu ne pourrait pas mieux dire et c’est sans doute pourquoi il l’a longtemps utilisée avec tant de discrétion.Aujourd’hui, avec ce travail étonnant, il nous en fait voir de toutes les couleurs.

- Hervé CLAUDE, Mai 2010

Clear Lumina Echo with Green and Blue, 1992-93

Le 16/06/2010
Dimensions :

Une ironie et un esprit formidables se manifestent dans l’œuvre de Patti : pièces hautement visibles, chargées de couleurs riches et fascinantes, dans un rapport intime. On peut les considérer comme des objets inondés de visibilité, devenus le théâtre d’une expérience sur l’invisible, le véritable joyau. Patti fait agir l’invisible, lui donnant la vie. Si l’idée classique de l’art est de rendre visible l’invisible, alors Patti emploie ses extraordinaires talents comme un maître de la présence visible pour donner une présence à l’invisible, sans le rendre visible. Il montre l’invisible (l’absence absolue) dans – et pour – soi-même en tant que mystère dans l’éclatant visible. C’est comme s’il le capturait et le préservait dans l’ambre de la visibilité, pour laquelle il a forgé une sorte de cage superbe. Si, d’après Karl Marx, l’art est l’histoire du raffinement des sens, alors Patti a raffiné celui de la vue – généralement le premier portail et le plus aigu des sens – afin que puisse être vu ce qui normalement passe inaperçu. Dans une certaine mesure, c’est l’ambition de l’art romantique moderne depuis que les personnages de Casper David Friedrich ont fixé le vide du ciel, dans l’espoir d’apercevoir leurs âmes dans son néant. Donald Kuspit, 2004

Nude/The Sacred Made Real 2007

Le 16/06/2010
Dimensions :

La sculpture polychrome espagnole du dix-septième siècle se voulait aussi réaliste que possible. Les artistes s’étaient spécialisés dans les techniques polychromes espagnoles particulières, telles que l’estofado (peinture et grattage pour créer l’effet de riches étoffes de soie aux motifs en relief) et les encarnaciones (mélanges et applications de peinture à huile pour les lèvres, les cheveux et les différentes teintes de peau). La production des sculptures religieuses en Espagne a été strictement régie par des guildes : la guilde des menuisiers (carpinteros), des sculpteurs (escultores) et celle des peintres, pour les artistes utilisant la polychromie dans ces pièces. Pour Nude, j’ai utilisé comme point de départ la sculpture figurative iconique «Saint Jean de la Croix», de Francisco Antonio Ruiz Gijón (1675), conservée à présent à la National Gallery d’Art, Washington DC.

Dialogue II

Le 16/06/2010
Dimensions :

La couleur représente une composante très importante de mon travail car elle aide à définir l’ambiance ou le discours de mes créations ; elle s’intègre tôt, dès les premiers dessins, au stade de l’examen et du développement de nouvelles idées. L’emploi de la couleur est ensuite affiné, puis je tranche, après étude des couleurs, en fonction des différentes alternatives et combinaisons possibles. J’ai développé la technique de coloration du verre depuis de nombreuses années. J’utilise des pigments finement moulus, conçus pour être utilisés sur des céramiques mais qui ont le même point de fusion que le verre, au moment du coulage. Ces couleurs sont soit appliquées sur la surface du moule, soit mélangées au verre avant le coulage. Lorsque la fusion se fait dans le four, elles s’unissent et fusionnent avec la pièce de verre. Avec cette technique, je peux mélanger les couleurs comme de la peinture ; le verre acquiert alors les qualités et les effets des dessins originaux. Ces nouvelles œuvres, dans la continuité de mes études sur les relations, témoignent de cette approche. Un dialogue est une conversation entre deux – ou plus – personnes, une discussion orientée vers le développement d’un sujet ou la résolution d’un problème. Ici, le spectateur est livré à lui-même pour interpréter les subtilités des relations.

Colour saturation series, R1519

Le 16/06/2010
Dimensions :

Cette nouvelle pièce représente en quelque sorte un retour aux sources. Dans les années 70, alors que j’étais élève de Keith Cummings à l’Ecole d’art de Stourbridge, ma toute première pièce en verre coulé fut composée de couches de verre à vitres avec de la couleur intercalée, soumises au fusing puis au meulage et au polissage L’émerveillement suscité par cette découverte me poussa à me concentrer sur les possibilités extraordinaires du verre coulé, voyage qui dure encore jusqu’à aujourd’hui. Au fil du temps, j’ai eu différentes relations avec la couleur dans mon œuvre. Mes pièces des années 80 et du début des années 90 se caractérisent par une couleur vive éclatante. Depuis lors, j’ai été plus modéré, me bornant à une palette plus réduite et appréciant la pureté du cristal optique incolore. Ces dernières années, j’ai pensé utiliser davantage la couleur et j’ai eu la chance de recevoir un financement de l’Arts Council en Angleterre pour diriger un projet de recherche sur la couleur dans le verre coulé. Le point culminant en fut la participation à un atelier à North Lands Creative Glass avec le grand maître de la couleur Udo Zembok. J’expose ici, pour la première fois, ma nouvelle œuvre, née de cette expérience. Je voudrais remercier Udo Zembok de m’avoir inspiré par son enseignement et Serge Lechaczynski d’avoir choisi, pour les Verriales cette année, le thème parfait pour moi.

Rêverie

Le 16/06/2010
Dimensions :

Je ne suis pas très “coloriste” dans mon œuvre sculpturale : j’ai tendance à concentrer mon attention sur la forme et la texture et je suis attirée par les mélanges des couleurs terre. Je suis surtout intéressée par la façon dont deux matériaux (ou plus), très différents, peuvent être employés pour se compléter et, ensemble, œuvrer parfaitement à la création d’un tout exceptionnel. Le thème des Verriales de cette année m’a donc poussée à prendre en compte un élément – habituellement quelque peu secondaire pour moi – et me demander ce que la couleur, en elle-même, apporte à une œuvre sculpturale.J’ai vu de nombreuses œuvres où la couleur était employée maladroitement, désastreusement même. Au fil des ans, j’ai également vu quantité d’œuvres où les couleurs étaient inappropriées ou déplacées, souvent même inutiles. Mais j’ai aussi vu bon nombre d’œuvres en deux ou trois dimensions, où la couleur faisait littéralement parler la pièce et où le choix des couleurs aidait aussi à définir les qui, quoi, quand, où et pourquoi de la pièce. Il y aurait tant à dire sur l’emploi de la couleur qu’essayer de le faire sur une seule page est tout simplement impossible. Disons juste que la couleur, utilisée à bon escient, peut être l’aspect de l’œuvre le plus descriptif. J’ai employé la notion de « couleur en tant que critère de description » dans mon approche pour l’exposition Polychrome de cette année.L’an dernier, j’ai modelé le visage d’une femme en argile et j’ai fait plusieurs moulages de ce visage en verre blanc, noir et transparent. J’étais constamment attirée par les plus sombres et j’ai fini par aboutir à deux moulages de «corps», plus grands, suggérant par leurs formes une femme drapée d’un long vêtement et d’une capuche la protégeant du vent ; l’une de ces sculptures fut présentée aux Verriales 2009. Ces personnages n’ont aucune ethnicité clairement définie, bien qu’ils en suggèrent plusieurs : inuit, africaine, mexicaine, tibétaine et d’Amérique centrale.Cette année, j’ai réalisé une composition avec l’une des plus grandes pièces, en y introduisant la couleur en tant qu’élément d’identification des origines géographiques de cette femme. Puisant mon inspiration dans les couleurs et les motifs éclatants des tenues traditionnelles féminines des régions subsahariennes, je pense que cette sculpture représente, de toute évidence, une femme en tenue africaine. Je suis véritablement en admiration devant les talents artistiques exprimés dans les tissus et les vêtements des vraies Africaines ; cette sculpture est donc ma modeste façon de rendre hommage à ces peuples qui utilisent la couleur avec autant d’exubérance que de maîtrise. Pour eux, la couleur est totalement intégrée et essentielle à la vie quotidienne. Cela m’a vraiment donné matière à réflexion pour mes futures œuvres.

Cheerful ray

Le 16/06/2010
Dimensions :

Le fond de l’océan est silencieux et sombre. Dans ce calme apparent, chaque visiteur découvre les couleurs variées et les ultrasons des discussions des êtres vivants. Ces beautés abyssales cachées attendent les porteurs de lumière pour qu’ils nous dévoilent le monde magique secret de l’océan. Le calme apparent de cet environnement peut beaucoup surprendre les visiteurs. Les couleurs luxuriantes cachent non seulement la beauté mais également divers dangers, régis par les lois de la nature. Combien de fois ces secrets ont-ils été modifiés et combien de fois se modifieront-ils encore au cours du temps ? Qui le sait...?Ce monde inspire l’œuvre de Jaromír Rybák. Comme si les couleurs et les formes de ses créations en verre étaient également cachées sous la surface et sortaient tout doucement des « entrailles » de ses œuvres.

Texte Ivo Kren

Little Seraph

Le 16/06/2010
Dimensions :

La polychromie est une technique de décoration des surfaces des œuvres d’art. Son rôle est de souligner l’impression esthétique d’un objet d’art. Cependant, elle peut évoquer illusions et désillusions et cacher la vérité. Le Petit Seraph est la matérialisation d’une créature de pure lumière et de chaleur. C’est un être angélique illustrant symboliquement catharsis et amour. Texte : Krystof Rybak

Object – Box

Le 16/06/2010
Dimensions :

La capacité du verre à transformer la lumière provoque une variété de couleurs infinie... Ô Dieu sauve nous. S.O.S.

Rise

Le 16/06/2010
Dimensions :

Polychrome, polychrome, poly-chrome ; quelle que soit la manière de le prononcer, nous avions toujours des problèmes à cerner la signification du mot. Polychrome : ce terme est employé pour décrire l’utilisation de plusieurs couleurs dans une entité. C’est si simple… Pourtant, ce mot comporte implicitement un aspect technique et mécanique. Pourquoi la multiplicité des couleurs est-elle la cause d’un tel blocage, alors que toute notre œuvre est basée sur la couleur ? Peut-être est-ce à cause de l’élément « chrome » ? Il a suffi de voir un lever du soleil un matin pour avoir la révélation, le « ah ! ». Le ciel peut avoir toutes les couleurs. Après ça, ce fut comme si la pièce « Rise » se construisait toute seule. Nous nous sommes concentrés sur la nature pendant des années et, plus récemment, sur l’interaction entre l’homme et l’environnement. Nous sommes fascinés par le pouvoir de l’homme, notre position dominante sur cette planète et notre devoir de protection de la terre, de l’air et de l’eau. Nous nous passionnons pour toutes ces questions. Il a été facile de sélectionner un objet immédiatement reconnaissable comme un aboutissement du génie humain : le gratte-ciel, immeuble-tour et symbole de la masculinité. Afin de pouvoir la fixer solidement, nous avons ancré la tour à un bloc de granite, originaire de la croûte terrestre. Ensuite, avec du métal, du bois et du verre, nous avons monté une structure capable de soutenir le ciel. Les rouges, les jaunes et les oranges écartent rapidement la nuit, en s’élevant dans le ciel le matin. Un bout de parc est à peine visible d’un côté et une rue déserte de l’autre côté, rougeoyant dans la nouvelle lumière. Les bleus et les pourpres tourbillonnent dans de multiples nuances, dansant avec les nuages. Lorsque la nuit tombe, les étoiles apparaissent pour nous rappeler que nous ne sommes pas seuls. Que représente le ciel ? Une frontière séparant la surface de la terre du vide de l’espace ? Une atmosphère qui soutient la vie ? Depuis les débuts de l’humanité, nous avons partagé cette planète avec les arbres. Depuis des milliers d’années, l’homme a construit des bâtiments hauts pour atteindre les cieux. Il y a un peu plus de cent ans, nous avons rejoint les oiseaux et les abeilles en volant. Il y a moins de cinquante ans, nous avons voyagé dans l’espace et débarqué sur la lune. Nous aimons à penser que les étoiles font partie de notre futur. Elevons-nous !

 

James watkins

Le 07/07/2014
Dimensions :

Dans mes formes sculpturales, je réagis à la couleur en exprimant des différences de tons. La densité – ou le manque de densité – crée l’illusion grâce aux nuances changeantes des masses claires et sombres. En mélangeant la couleur à la lumière, j’arrive à peindre mes pièces de l’intérieur. Ce sont les formes elles-mêmes qui décident du résultat.

 

Sphere Baroque 2010 / Anneau 2010

Le 16/06/2010
Dimensions :

La polychromie du verre est une technique venue du XIXème siècle. Ne connaissant aucun de mes collègues utilisant ce procédé, je me suis captivé pour ce thème. Comment interpréter ce vieux procédé dans le monde actuel ? J’ai décidé d’utiliser des métaux d’or et de platine étendus sur la surface du verre, selon une composition longuement réfléchie. L’objet sphérique avec sa corniche, évoque l’époque du baroque. L’anneau est un contraste de surfaces taillées, polies et platinées. Le travail sur ce thème fut source d’idées intéressantes et de grands plaisirs.