Raymond Prélude

Le 04/06/2009
Au fond du golfe, la ville parfaite.

Splendeur de la Méditerranée, immensité des collines ; au fond du
golfe, la ville parfaite…
Dans toute rencontre humaine, un moment culmine, jamais dépassé…
Je refuse et renvoie à plus tard le moment de retourner dans les
embouteillages de Marseille…
Et si on se quittait, maintenant ! Pour toujours…
… Navré… Désolé… Des mots… Plus rien à dire… J’assiste au triomphe
implacable de ses impossibilités.
Mémoire, présent, demain, traversent en permanence l’atelier…
Serge regarde mon lieu de travail comme toujours, en silence… Il n’a pas
besoin de mots dans ces instants là, il comprend tout, prend la mesure
de l’énergie, évalue les blessures, constate les blocages, errances,
recherches … je lui parle du mythe d’Ariane, de ses démêlés avec
Thésée ! Aux portes du labyrinthe, elle reste en attente, dehors et
dedans, présente et absente ! Sans perdre le fil ténu de son lien qui
se déroule et s’enfonce au cœur de l’inconnu… Amour scellé dans la
distance, éloignement subtil, impossible fusion…
« Tu sais, me dit-il soudain, le prochain thème des Verriales sera :
positive and negative space » !

Lurs, 22 mai 2009
Raymond Martinez