Etienne Analogie II

Le 19/06/2007
Comme des masques translucides, ces formes debout voilent au premier regard le corps de la sculpture. On devine entre des persiennes, des meurtrières ou des entailles, on découvre le relief des empreintes à l´intérieur d´une fragile armure de verre.

Comme des reliquaires, la forme close interdit le contact immédiat. La scène se passe à l´intérieur, dans un espace fermé et le regardeur se fait voyeur. A la fois cachées et révélées, les empreintes sont les miroirs infidèles d´un vécu statufié, photomontage d´événements qui se chevauchent et se côtoient.

De l´autre côté du miroir, la face opposée révèle la figure déformée des empreintes. Le verre ne joue pas la transparence, la matière et la couleur masquent et travestissent ce qui est donné à voir. Le verre se fait obstacle tout en suggérant un Janus à deux visages qui se font face.

Le contraste m´évoque plus une improbabilité qu´une opposition.