Steven "Solar Gods" detail of "Solar Temple of Divine Love".

Le 17/06/2008
L’ultime métaphore est peut-être la lumière elle-même. Dans mes sculptures, comme dans beaucoup d’œuvres d’art à travers l’histoire, elle symbolise la manifestation visible du divin dans notre monde. Par exemple, les halos et les auras sont des effets de lumière qui émanent d’une personne ou d’un objet, et des signaux visuels interculturels du pouvoir et de la spiritualité.

Parce que la lumière ne paraît pas avoir de masse réelle, elle semble magique, l’énergie n’ayant aucun apparence physique. Nous voyons son effet sur les plantes et les animaux et, de notre cœur à nos
tripes, nous ressentons une joie humaine et universelle d’être au soleil. Si Dieu est la nature, la lumière est certainement « le moyeu de cette roue ». La lumière permet la perception visuelle ; les phénomènes de transparence et de réflectivité donnent parfois l’impression que le verre, en tant que médium, est la lumière elle-même.

Dans Solar Temple of Divine Love, je place la pratique millénaire d’adoration du soleil dans le contexte de la notion classique de personnification de la nature, donnant un visage humain à ce qui inspire la peur. En ce qui concerne cette sculpture, l’ambre et le verre couleur miel doré fusionnent dans
l’expression contemporaine de « lumière blanche », évoquant une image tridimensionnelle de l’amour et de la lumière.