Mark Beyond the Gates of Winter

Le 20/06/2011

Il serait très difficile, et quelque peu négligent de ma part, d’initier un dialogue sur mes récentes œuvres monochromes sans reconnaître, tout d’abord, que le thème de l’exposition des Verriales s’est avéré à la fois fortuit et cathartique.

 

Mon imagination créatrice et mes esquisses préparatoires ont été dominées par des descriptions de la dualité poids/beauté de l’étreinte de l’hiver. Ces images ont représenté un abandon du potentiel vibrant du printemps ou de la chaude splendeur visuelle de l’automne, comme souvent rendu et peint dans mes sculptures figuratives. A la place, mon esprit m’imposait des environnements architecturaux gothiques et des paysages rudes qui couraient froids et bleus sur ma conscience artistique. Le thème de mes recherches multimédias a, sans aucun doute, été influencé et éclairé par ma réticence envers les mois mortels et glacés de l’année dans le Middle West. L’hiver s’était donc ancré comme une métaphore de tout ce qui contraint et peut avoir une lourde emprise sur l’esprit et l’émotion de l’homme.

 

Dans Beyond the Gates of Winter (Au delà des portes de l’hiver), un homme solitaire, né des éléments terrestres, émerge de ses décors rocheux, déterminé à surmonter les limitations de sa situation et de son environnement. Une brèche est ouverte dans les frontières physiques et psychologiques, le désir de liberté est à portée de main. J’ai choisi les teintes et les nuances subtiles du bleu ciel et du bleu outremer pour orner des surfaces intrigantes du verre et du bois moulés. Cet effort déterminé a produit une ambiance froide et spectrale, dans la scène d’hiver, gelée et en plusieurs couches. La figure translucide est masquée par les portails qui cachent et protègent les références personnelles et les thèmes universels tels que la recherche, la lutte et la transcendance humaines. C’est cette nature vulnérable – mais motivée et optimiste – de ma personnalité et de ma focalisation créatrice qui défie encore plusmon honnêteté artistique et mon désir narcissique d’autocritique et d’expression. 

 

.Je continuerai à observer, traduire et transmettre des récits visuels sur ce monde à partager, qui est le mien et le nôtre.